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Mes beaux amours
Wednesday August 4, 2010
(http://www.youtube.com/watch?v=XAMZb0nhGJA&feature=related)
Mes beaux amours ont fait le saut par la fenêtre,
Je ne serai jamais ce que je voulais être,
Ils ont passé le gué, ils ont pris le bateau
Et moi, j'en ai pleuré plus de mille ruisseaux
Et moi, j'en ai pleuré plus de mille ruisseaux
Mes beaux amours se sont noyés dans la fontaine,
Je n'ai plus que leur nom qui rime à mes poèmes,
Mes amours ont passé le seuil de mes saisons
Et mon cœur est resté au coin d'une chanson
Et mon cœur est resté au coin d'une chanson
Mes beaux amours sauvages sont partis loin d'ici,
Les oiseaux de passage s'appellent à grands cris,
Je me cogne sans cesse à ma vitre fermée
Dehors, c'est ma jeunesse qui s'en est allée
Dehors, c'est ma jeunesse qui s'en est allée
J'ai refermé ma porte sur le jardin trop grand
Et que le diable emporte mes rêves de quinze ans,
Je ne serai jamais ce que je voulais être,
Mes beaux amours ont fait le saut par la fenêtre
Mes beaux amours ont fait le saut par la fenêtre
traduzione
I miei belli amori hanno fatto il salto dalla finestra
Io non saro mai quella che vorrei essere
Sono passati a guado, hanno preso la nave
Ed io ho pianto piu di mille ruscelli
I miei belli amori si sono affogati nella fontana, mi rimane soltanto il loro nome come rima di un poema, hanno varcato la soglia delle mi stagioni e il mio cuore e rimasto a l'angolo d'una canzone.
I miei belli amori son andati lontani, gli uccelli di passagio si chiamano con grande gridi, io mi urto sempre alla finestra chiusa, fuori la mia giovinezza se n'e andata. Ho chiuso la porto sul giardino troppo grande, che il diavolo si prendi i miei sogni di quindicenne, non saro mai quello che avrei voluto essere, i miei amori hanno fatto il salto dalla finestra.
category: Poesie - August 4, 2010 08:48 PM [edited: August 4, 2010 09:00 PM]
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Les naufragés de l'Alzheimer (Julos Beaucarne, cantautore belga)
Friday July 16, 2010
J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée
(Amo quella strana gente, con bucchi nella memoria, bucchi pieni di piaghe presente o passate, verita crude, rimontando come marea quando le maschere sono sparite, quando la farza e giocata)
L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants
(L'incosciente si fissura, la ragione capitula, le ferite tenace tornano a galla e sconvolgono, l'ieri è oggi, il presente e soltanto istante, vecchie foto parlano, potenti rivelatori)
J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla
(Amo quelle strane persone, la loro ragione sragiona, sono i dissidenti della logica degli uomini, il loro cuore non soffre, l'evento le sfugge, acchiappono le emozioni e l'essenziale senza flafla)
J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent
(Amo quella gente strana che riconosce le menzogne dei gesti e delle parole, che riclamano l'amore vero, funzionano con la tenerezza, trascurano tutto il resto, sono verita nude, amano o odiona)
J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leurs vies effacées
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons
(Amo quella gente strana con la memoria buccata, che cambiano frammenti delle loro vite cancellate, viaggiatori senza documenti,senza qualificazione, sono quello che siamo e noi le assomigliamo)
J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie
(Amo quella gente strana che mi mostra con il dito i grandi bucchi neri che ho dentro di me, sono lo specchio dei miei desideri sepolti, della mia debridenza tacita e della mia fantasia)
J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus
(amo quella gente strane, che hanno nostalgia del'infanzia come nostalgia di un paese che cercherrebbero in silenzio, dietro l'apparenza della loro memoria persa che non sentiamo piu)
J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée.
(Amo quella strana gente, con bucchi nella memoria, bucchi pieni di piaghe presente o passate, verita crude, rimontando come marea quando le maschere sono sparite, quando la farza e giocata)
category: Poesie - July 16, 2010 11:19 AM
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L'infidèle (Maurice Maeterlinck)
Thursday July 15, 2010
Et s'il revenait un jour,
que faut-il lui dire?
- Dites-lui qu'on l'attendit
jusqu'à s'en mourir.
Et s'il m'interroge encore
sans me reconnaître?
- Parlez-lui comme une soeur.
Il souffre peut-être.
Et s'il demande où vous êtes,
que faut-il répondre?
- Donnez-lui mon anneau d'or,
sans rien lui répondre.
Et s'il veut savoir pourquoi
la salle est déserte?
- Montrez-lui la lampe éteinte
et la porte ouverte.
Et s'il m'interroge alors
sur la dernière heure?
- Dites-lui que j'ai souri
de peur qu'il ne pleure!
category: Poesie - July 15, 2010 08:50 PM
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Per fare il ritratto di un uccello
Tuesday June 29, 2010
Prima dipingere una gabbia con una porta aperta
Poi dipingere qualcosa di carino, qualcosa di semplice, qualcosa di bello, qualcosa di utile per l’uccello
Mettere la tela contro un albero in un giardino, in un bosco,
nascondersi dietro un albero senza dire niente, senza muoversi
Qualche volta l’uccello arriva svelto ma puo anche mettere lunghi anni prima di decidersi
Non scorragiarsi, aspettare, aspettare se necessario parecchi anni,
la velocita o la lentezza de l’arrivo del’uccello e senza rapporto con la riuscita del dipinto
Quando l’uccello arriva se arriva,
osservare il piu profondo silenzio
aspettare che l’uccello entri nella gabbia
e quando e entrato chiudere dolcemente la porta con il pennello
poi cancellare una dopo l’altra le sbarre della gabbia avvendo cura di non toccare le piume del’uccello
Fare poi il ritratto del’albero
Scegliendo il piu bel ramo per l’uccello
Dipingere anche il verdo delle foglie e la freschezza del vento, la polvere del sole, e il rumore degli animali de l’erba nel calore del’estate
E aspettare che l’uccello si decida a cantare.
Se l’uccello non canta e cattivo segno, segno che l’opera e fatta male
Ma se l’uccello canta e buon segno, segno che potete firmare l’opera
Allora prendete dolcemente una delle piume del’uccello
E scrivete il vostro nome in un angolo della tela
Extrait de "Paroles" de Jacques Prévert
(il ritratto di quest'uccello e un disegno a tempera su carta (20*30) fatto da mia madre, prezioso perche di solito li buttava via)
category: Poesie - June 29, 2010 01:28 PM
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Oggi piu di ieri e meno di domani
Wednesday June 23, 2010
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Au mois de Mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux,
Et je te sourirai, tout en branlant de la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux ;
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois, nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser ;
Combien de fois, jadis, j'ai pu dire : " Je t'aime ! "
Alors, avec grand soin, nous le recompterons,
Nous nous ressouviendrons de mille choses,
même De petits riens exquis dont nous radoterons ;
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois, nous reviendrons causer.
Et, comme chaque jour je t'aime davantage,
- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -
Qu'importeront alors les rides du visage
Si les mêmes rosiers parfument le chemin.
Songe à tous les printemps qui, dans nos coeurs, s'entassent
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens ;
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens ;
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour, je t'aime davantage,
Aujourd'hui PLUS QU'HIER et bien MOINS QUE DEMAIN
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Au mois de Mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux heureux jours d'antan,
Et je te sourirai, tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant ;
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans...
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs !
Rosemonde GERARD ROSTANG
category: Poesie - June 23, 2010 08:38 PM [edited: June 23, 2010 08:41 PM]
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Guardando un opera di Cesare Maremonti
Saturday June 19, 2010
E una donna che aveva al petto un bambino disse: Parlaci dei Figli.
I vostri figli non sono i vostri figli.
Sono i figli e le figlie della brama che la Vita ha di sé.
Essi non provengono da voi, ma per tramite vostro,
E benché stiano con voi non vi appartengono.
Potete dar loro il vostro amore ma non i vostri pensieri,
Perché essi hanno i propri pensieri.
Potete alloggiare i loro corpi ma non le loro anime,
Perché le loro anime abitano nella casa del domani, che voi non potete visitare, neppure in sogno.
Potete sforzarvi d'essere simili a loro, ma non cercate di renderli simili a voi.
Perché la vita non procede a ritroso e non perde tempo con ieri.
Voi siete gli archi dai quali i vostri figli sono lanciati come frecce viventi.
L'Arciere vede il bersaglio sul sentiero dell'infinito,
e con la Sua forza vi tende affinché le Sue frecce vadano rapide e lontane.
Fatevi tendere con gioia dalla mano dell'Arciere;
Perché se Egli ama la freccia che vola, ama ugualmente l'arco che sta saldo.
(Il profeta di Kalil Gibran)
ringrazio Cesare Maremonte per il prestito del'opera
category: Poesie - June 19, 2010 09:22 AM [edited: June 19, 2010 12:36 PM]
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Testamento
Tuesday May 11, 2010
(Questa e una poesia di una poetessa belga. Liliane Wouters che ammiro molto, cercavo da molto tempo il testo della sua poesia "Testamento" che avevo imparato parecchi anni fa) e l'ho ritrovato pero in inglese (ma forse cosi lo capiranno tutti)
To the child I did not have
but which I received from a man
seventy-seven times and more, to the good child
whose breath and face I formed
seventy-seven times, in a belly like mine,
by nights red with the sun,
by crystalline days of northern dawns,
to the child whose secret initials
I carry inside me, along with your name, Yahweh,
a child conceived, but still unfinished,
that they make in me, that I make, each time I love,
that is undone inside me to give a poem,
to the child that will not come
to close my eyes, to choose the winding-sheet,
to walk behind my weight of bones, of ashes,
to watch me descend into the grave,
to this child I bequeath before God, before
men and my dog, before the living day
(which is only because I am and which will die
as I die) I bequeath, as much as can be,
as much as can be used instead of, in place of
me, its mother and father in one being,
I bequeath all my fleshly and spiritual goods,
of time still counted and of illusory space:
the corner of the sky I have stared at in vain,
the acre of land where I wore out my shoes,
the four walls inside which I stayed,
the six partitions that were their twins;
the money that ran through my fingers--
for the pleasure I had in spreading it--
the false knowledge that they thought they passed me
-- for the happiness of unlearning it just as soon--;
the days I passed that I did not live,
the days lived where I passed nearby,
the mortal time I survived,
the hour, eternal and yet erased;
the love thrown away whose price I did not know,
the love given to those who could not take it,
the love offered that I took back right away,
the love lost that you can still see waiting outside.
To the child that I did not have,
whom I have all the same, formed
of my seed, conceived in my flesh,
whose existence is perfected in every embrace,
to this child I bequeath for the better but especially for
the worst, what the day has lent me:
the I which I use on credit
at an interest I can't afford,
whose face and sex I could not choose
(you have to take what you get):
a hollow brain in a full head,
a body too soft on bones too strong,
blood too lively for a short breath,
a heart too gentle for this furious blood,
feet that have raised nothing but dust,
arms surprised to have embraced the wind,
knees trapped by prayers,
hands staying empty as before;
eyes closed on a side of things,
-- that half that we all are missing--,
eyes open under their closed pupils
and in the dark seeing more than they should.
To the child I did not have
I bequeath lastly, so that it will pay
attention, so that it will remember
through stubbornness, when the hem
of my passage is ripped out of the ancient fabric:
the fifteen things that I never could do:
bow my head before those greater than I,
walk on those lower, point a finger,
shout with the crowd, or else be silent,
recognize the Black among the Whites,
choose the ten just men, name a guilty party,
find that suitable attitude,
read someone besides myself in the mirrors,
conjugate love in several persons,
resist temptation, wound on purpose,
stay indecisive, say "Nuts"
instead of "Shit," which is more French.
(l'imagine e una creazione di mio zio, Paolo Natali, un equilibrino delle prime ore)
category: Poesie - May 11, 2010 06:04 PM [edited: June 14, 2010 02:15 PM]
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Bonheurs perdus
Saturday May 8, 2010
Je sais ce que parler veut dire
Je ne dirai donc que ces mots
« Amour il faudrait vous maudire »
(Je n’en crois pas un traître mot)
Ne nous leurrons pas de promesses
Fol espoir ne dure qu’un jour
Aimons-nous le temps d’une messe
Cela vaudra mieux que toujours
Aimons-nous tant que cette envie
Nous laisse le coeur éperdu
Car nous aurons toute la vie
Pour pleurer les bonheurs perdus
Liliane Wouters (poetessa belga)
(Lo so cosa parlar vuol dire
Queste parole soltanto diro
"Amore, bisognerebbe maledirti"
(ma non ne credo una parola)
Non illudiamoci di promesse
La folle speranza vive un giorno solo
Amiamoci il tempo di una messa
E sempre meglio che per sempre
Amiamoci finche il desiderio
Ci lascia il cuore sperduto
Ci restera tutta la vita
Per rimpiangere i momenti felici passati)
category: Poesie - May 8, 2010 11:22 PM [edited: June 14, 2010 02:14 PM]
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Elide Montesi
